Maison de l'histoire européenne

La Maison de l’histoire européenne invite ses visiteurs à voyager à travers l’histoire de l’Europe et les met au défi d’envisager son avenir, et ce dans les 24 langues officielles de l’Union européenne.

Pour donner aux visiteurs une meilleure compréhension des événements tumultueux du XXe siècle, l’exposition permanente se concentre d’abord sur les convictions et les croyances qui ont défini le XIXe siècle – « l’entrée de l’Europe dans la modernité » – avant d’aborder la chute d’une Europe meurtrie par la guerre et la destruction.

L’exposition met ensuite en lumière la recherche d’une vie meilleure dans une Europe de plus en plus unie.
Les visiteurs sont encouragés à réfléchir à l'Europe d'aujourd'hui, au statut et à la position de l'Union européenne et au rôle que chacun joue dans la construction de l'avenir de l'Europe.

Les visiteurs peuvent également visiter l'exposition temporaire « Fake for Real: Une histoire du faux et de la contrefaçon », à découvrir jusqu'au 30 janvier 2022.
  • Il est très facile de se rendre au Parlement européen en bus, en métro ou en train.
    Les arrêts de métro sont Maelbeek (lignes 1 et 5) et Trône (lignes 2 et 6) à 8 minutes à pied.
    L'arrêt de bus est Luxembourg (bus 12, 21, 22, 27, 34, 38, 64, 80, 95).
    L'arrêt de train est Bruxelles-Luxembourg.
    Il faut environ 20 minutes pour se rendre à pied du centre-ville au Parlement européen.
    Trois stations Villo! sont à disposition près du Parlement européen.
  • 1,5 Schuman - 2,6 Trône / Troon

Depuis plusieurs années, le faux est étudié par de nombreux spécialistes de différents domaines, à tel point que l’on peut parler aujourd’hui des «études du faux» comme d’une matière à part entière. Ces études ont repensé certains grilles d’explication traditionnelles, en particulier les vieilles légendes solidement ancrées sur l’apparition de la philologie, de l’historicisme et du rationalisme critique dans l’Europe de la Renaissance. Depuis le XVIIIe siècle au moins, voire avant, les critiques de la Renaissance, dont Laurent Valla et Érasme, ont été exaltés pour avoir démonté des impostures et pour les attaques auxquelles ils se seraient livrés contre les falsifications et le dogmatisme. Il n’en reste pas moins que les faux et les mensonges étaient monnaie courante au temps de la Renaissance, comme ils le sont aujourd’hui. Cet entretien fera appel aux nouveaux éclairages des études sur le faux pour appréhender la critique dans toute sa complexité, et les paradoxes qu’elle peut comporter. Quand les mensonges peuvent-ils être utiles, s’ils peuvent l’être? Et comment la critique doit-elle aborder le faux, omniprésent à toutes les périodes de l’histoire? Enfin, quelle lumière la Renaissance et ses érudits jettent-ils sur la situation qui est la nôtre dans cette première partie du XXIe siècle? Frederic Clark est professeur assistant en lettres classiques à l’université de Californie du Sud. Historien de la culture et des intellectuels, il est spécialisé dans le renouveau de l’Antiquité classique dans l’Europe du Moyen-Âge et du début de l’époque moderne. Il a obtenu sa licence à l’université Harvard, sa maîtrise à l’université de Cambridge et son doctorat à l’université de Princeton. Il fait porter ses recherches sur la manière dont la perception de l’Antiquité a inspiré et continue d’influencer les méthodes de l’érudition humaniste, et notamment le regard qu’elle porte sur le faux et l’arsenal critique qu’elle emploie pour le déceler. Frederic Clark est l’auteur de The First Pagan Historian: The Fortunes of a Fraud from Antiquity to the Enlightenment (Oxford University Press, 2020), et codirecteur de la publication de Thinking in the Past Tense: Eight Conversations (University of Chicago Press, 2019). Il a fait paraître des articles dans des revues telles que The Journal of the History of Ideas, Viator, Past & Present et The Journal of the Warburg and Courtauld Institutes.

Cet événement fait partie du festival Europalia TRAINS AND TRACKS, organisé dans le cadre de l'Année européenne du rail 2021. Inventé au xixe siècle en Europe, le train a contribué aux processus d’industrialisation et d’urbanisation, et a offert aux aux voyageurs la possibilité de rejoindre rapidement d’autres pays. Lorsque les voies ferrées ont commencé à franchir les frontières, les voyages à longue distance se sont démocratisés: ce fut l’apparition des transports en commun de masse, mais aussi l’essor des migrations et du tourisme. Comment l’invention de la voie ferrée a-t-elle transformé l’espace et le temps? Quel rôle le train a-t-il joué dans l’émancipation des femmes au xixe siècle? Si l’on revient à notre époque, le transport ferroviaire peut-il contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique? Des historiens, des chercheurs et des universitaires aborderont ces sujets lors d’un débat en ligne. Ils se pencheront sur l’impact social, économique et culturel du chemin de fer sur les sociétés et les mentalités européennes, de la deuxième moitié du xixe siècle à nos jours. Rejoignez cette discussion stimulante et participez au débat avec vos questions et commentaires. Avec la participation des intervenants suivants: Andrea Giuntini, professeur associé d’histoire économique, Université de Modène et Reggio Emilia; Anna Despotopoulou, professeure de littérature et de culture anglaises à l’Université d’Athènes; Jan Musekamp, professeur associé à l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), membre du département d’histoire et du centre d’études européennes; Marie-Noëlle Polino, chargée de projets patrimoine et mémoire à la SNCF. Les débats seront animés par Kieran Burns, conservateur à la Maison de l’histoire européenne. Constanze Itzel, directrice de la Maison de l’histoire européenne, prononcera le discours d’introduction. L’événement se déroulera en anglais.